LE CERCLE CITOYEN MOINS LES MURS

en résonnance au mot de Miguel Torga*
“L’universel c’est le local moins les murs !"

 

...et à partir d’un constat unanime : en trente ans, notre démocratie locale ne s’est visiblement pas améliorée. Déficit de cohésion culturelle et déficit de citoyenneté. Pas de projet culturel admettant le mélange des origines diverses de la population, pas de projet citoyen productif pour la ville admettant la liberté d’expression et l'indépendance d'opinion de chacun... Et ce n'est pas parce que ces déficits opèrent aussi dans de nombreuses autres villes qu'il ne faut pas tenter de les corriger dans la nôtre ; au contraire, le devoir n'en est que plus impérieux.

Si l’aspiration la plus répandue chez les humains partout dans le monde est de gérer au mieux leur existence en soi et ensemble dans une communauté territoriale donnée, alors on peut établir que la Cité est l’unité existentielle universelle par excellence. Quant aux murs d’enceinte qui les protégeaient jadis des menaces extérieures afin d’y vivre en sécurité et en harmonie, il est intéressant de voir comment ces murs sont devenus aujourd’hui des empêchements intérieurs en soi et ensemble.

“...moins les murs” signifierait alors “moins les empêchements à la construction d’une démocratie locale conviviale et dynamique”. Une démocratie dont le projet de gestion et d’animation respecte et cultive les valeurs universelles d’émancipation des consciences, de mise en pratique des principes de responsabilité et de solidarité, de réalisations collectives structurantes (par un projet d'action culturelle) et d’épanouissement du citoyen impliqué dans son territoire (par un projet d'action citoyenne).

Travailler sur la citoyenneté et la culture n'est pas secondaire, c'est un investissement humain dont les résultats positifs ne peuvent que favoriser, stimuler, attirer l'initiative privée et enrichir notre contexte économique. Il n’y a pas de développement économique d’un territoire sans cohésion culturelle et sans épanouissement de sa population. Le premier ressort économique d'un territoire c'est la capacité d’initiative de ses habitants conjuguée à leur savoir-faire et à la cohésion culturelle qui doit impérativement être mise en objectif politique : on peut d’autant plus mesurer ce manque de cohésion culturelle aujourd’hui que nous sommes en période de déficit d’activité économique. Aucun projet, aucun processus dans ces domaines de la citoyenneté et de l’action culturelle n’a en effet été initié depuis la fermeture des Chantiers Navals, laquelle a provoqué une crise économique locale aujourd’hui enfouïe sous l’indignation généralisée face à la crise mondiale.

Les empêchements à ces projets vainement proposés sous les diverses municipalités, sont le sectarisme, le clientélisme, le clanisme, le népotisme, le caciquisme, la bureaucratie, le favoritisme et les baronnies qui créent le discréminisme ou l’ostracisme..; soit un certain nombre de perversions qui entâchent la pratique du pouvoir et empêchent la transmission des valeurs universelles. Les perversions du système proviennent d’un déficit de la qualité humaine du citoyen, notamment dans l’exercice du pouvoir.

Il convient alors de tenter d'améliorer cette qualité ; et pour cela, outre de s'intéresser et de former à la diversité des matières que recouvrent la gestion et l'animation de la Cité, et dans cette perspective toutes les compétences sont les bienvenues, le Cercle Citoyen moins les Murs propose de sérier deux processus et de les développer. Mais au préalable et en même temps, il sera utile de prendre des mesures qui régénérent rapidement le système du pouvoir local.

I - MESURES D'ÉTHIQUE À COURT TERME

En 1850, existait à La Seyne sur Mer, un cercle littéraire situé sur le marché, avec 127 inscrits, fichés par la préfecture. Ils incarnaient les idées de progrès en effervescence à l’époque : la république, le socialisme et la démocratie. Ils préfiguraient les partis politiques qui n'existaient pas encore.

Aujourd’hui nous devons reformer ce Cercle pour améliorer notre qualité de citoyen en vue de libérer les pratiques du pouvoir de leurs perversions. Et contrairement à l’idée d'être fichés par la préfecture, nous demanderons aux autorités le label d'utilité publique locale pour ce Cercle ouvert puisque sans Murs ; et puisque ce label n'existe toujours pas, nous devons en proposer ici la création.

En ces temps-là ils inventaient les idéologies et les brandissaient en étendard ; aujourd'hui nous devons Faire et Agir juste, en les taisant, la conscience au dessus des appartenances. Là est la suite de l'Histoire. Ce qui doit nous intéresser et nous animer c’est l’épanouïssement personnel (l’en soi) dans et par “un vivre” et “un agir” commun (l’ensemble) ; la suite de l’histoire, le combat actuel c’est donc bel et bien la qualité de la démocratie locale et de ses citoyens. Pour espérer atteindre ce but nous devons :

1) Refuser les étiquettes politiques nationales pour les élections municipales...

...et ne privilégier que les débats sur des projets de gestion et d'animation de la ville avec un but explicite, des objectifs et des moyens adéquats. C'est un principe qui pourrait être inscrit dans une nouvelle constitution. En attendant, on peut refuser ce système des partis à ce niveau territorial des communes et des agglomérations en soutenant le Cercle Citoyen moins les Murs (voir ci-après) et en donnant son bulletin de vote à un projet pouvant influer sur les différents programmes partisans ou tout au moins en privant le scrutin de centaines de voix ; et quand on sait qu'une majorité se gagne ou se perd à deux cent voix près, ça doit pouvoir faire réfléchir et faire avancer les bonnes idées et les bons projets !

Il ne s’agit pas pour autant de dénigrer les partis politiques nationaux qui sont un des rouages constitutifs de la démocratie. Ils sont l’émanation de l’histoire des idées et à ce titre, ils sont respectables. A eux d'évoluer, d'être attractifs et porteurs de sens pour les électeurs des Régions, de la Nation et de l'Europe que nous sommes. Cependant au niveau des communes on constate depuis la période de la guerre froide que les élections partisannes n’ont pas conduit au but que nous poursuivons ici ; au contraire puisque le clientélisme idéologique produit dans cette période a été et est encore une perversion des plus néfastes pour la construction d’une cohésion culturelle de la population. Si les partis qui ont alternativement occupé le pouvoir local depuis trente ans n’ont pas produit cette cohésion culturelle nécessaire à l’amélioration de la démocratie locale dont ils ont eu la charge c’est parce qu’ils cultivent leur adversité avant et au lieu de cultiver des citoyens libres et solidaires. De plus les partis sont devenus le plus souvent le réceptacle de gens qui se placent par opportunisme, par intérêt personnel, par besoin de gratification sociale, pour être notable, par engagement partisan voire
sectaire au service d’idéologies finalement inopérantes, par fidélité affective de classe ou de clan, ou encore par esprit et besoin de pouvoir ; le tout sous couvert de la haute utilité publique des tâches et de la fonction politiques que certains citoyens élus ou pas honorent tout de même de leur probité et de leur compétence.

Depuis trente ans on a pu également observer que l’administration des communes a évolué en une coûteuse bureaucratie qui s’est parfois commise en baronnies ; cette pratique n’est pas compatible avec la démocratie et pourtant les partis au pouvoir ne l’ont pas maitrisée. Les barons sont des cadres de la fonction publique, des chefs de services qui protègent leur emploi assujetti à la “chasse aux sorcières” pratiquée le plus souvent lorsqu’un pouvoir change de main. Les idéologies antagonistes, comme les religions ne mènent pas à la paix, et leur guerre ont produit davantage de clivages que d’harmonie. La citoyenneté requiert un terrain déminé de tout esprit partisan pour se développer efficacement vers une démocratie de qualité : la tolérance, la solidarité et la créativité collective ont tout à y gagner.

Lorsqu’on veut être un citoyen libre, constructif et solidaire, on ne peut être stimulé par exemple par la succession de “pique-niques citoyens” sur le Parc de la Navale : celui des forces de gauche réunies avec ou sans drapeaux, celui de la fête de la Ville qui n’est qu’une opération de “com” déliée de tout projet culturel et enfin celui du parti communiste, idéologique à souhait...
Ces initiatives montrent que la pulsion idéologique reste un mur pour la démocratie locale car elles ne peuvent qu’empêcher la construction d’une cohésion culturelle de la population. Alors, pourquoi pas demain un pique-nique sous la bannière de la flamme tricolore ?

Depuis l'après guerre, sans les partis, les gestions municipales n'auraient pas atteint de moins bons résultats. Des solutions inattendues auraient peut-être été apportées au sujet par exemple de la traversée routière de la ville et des décisions néfastes pas prises comme celle de la construction des ghettos dans les quartiers nord. Il faut également souligner, que l'on doit à des citoyens libres, de bon sens et déterminés de ne pas voir aujourd’hui une ZUP sur l'isthme des Sablettes : grâce à leur combat judiciaire, seul l'immeuble
“Le Bali” a été construit.

“La qualité de citoyen s'acquiert et s'exerce avant tout dans la Cité ;
si ce n'est pas le cas, alors cette qualité ne peut exister à plus large échelon. La Cité doit être le théâtre, le laboratoire de la citoyenneté mondiale. Ainsi se dire citoyen du monde n’a aucune signification si l’on n’est pas citoyen d’une Cité !”

Permettre aux citoyens de se rassembler autour de possibles communs, de projets et d'idées à réaliser et à partager par le plus grand nombre ou encore pour corriger des déséquilibres, est bien plus sain que de continuer à s'affronter parfois violemment sous les bannières pour au bout du compte faire régresser la citoyenneté. Le vivre-ensemble dans une ville et son territoire n’a que de très loin à voir avec les considérations certes intéressantes sur le capitalisme, le socialisme, le mondialisme ou le destin de l’Europe ; toute communauté humaine a besoin, à cet échelon du primo territoire qu’est la commune, d'un système d'organisation admettant du renouveau nécessaire, la captation d’une énergie collective cohérente, la liberté et la diversité d'expression et de création...

“Plus il y a de mondial, plus on a besoin de renforcer notre lien au local !” (Edgar Morin)

2) Limitation à 2 mandats municipaux

avec obligation de renouveler au moins la moitié des élus de la majorité en cas de réélection. Il faut pour cela qu'il y ait des volontaires avec davantage d'envie de processus que d’affirmation du moi.

3) Interdiction pour les élus d’embaucher tout membre de sa famille,

...amis et autres pistonés (excepté si la compétence est effective et cohérente avec l’offre et s'il n'y a pas d'autres demandes à niveau égal de qualification) : si le fait de favoritisme devait être constaté par tout ou partie d'une opposition municipale et confirmé par une tutelle préfectorale compétente, cette dernière serait habilitée à assurer la fonction d’embauche à la place et au service de la municipalité ainsi sanctionnée.

Il faut sortir de ce carcan que l’on entend formulé ainsi au niveau des élus : “nous embauchons les nôtres (ceux de nos familles ou de notre famille politique ou de nos réseaux) car les autres (nos adversaires) ont fait pareil et le referont après nous !” Et formulé dans le même registre par le citoyen lambda : “tout le monde le fait, ça marche comme ça, alors, si je peux faire jouer mes relations, je le fais moi aussi !”

Cette pratique relève plus d’une coutume archaïque qu’il convient d’éradiquer si l’on veut mener à bien un processus de réalisation d’une démocratie locale. Cette éradication constitue un point clé de la libération des consciences et de l’amélioration de la qualité de citoyen.

4) Déontologie de la fonction d’élu

Obligation de définir un projet validé par le maire pour chacune des délégations qui concourent à un projet de ville. Le projet de l’élu doit être écrit et rendu public une fois validé par la tête de liste. Ce projet de délégation doit affirmer le distingo entre le statut de l’élu et celui de chef de service. Un élu doit être le promoteur et le responsable d’un projet d’intérêt général, de son cap et de ses résultats ; un chef de service doit être nommé, recruté et tout au moins évalué en fonction du projet politique de la délégation dont il a le devoir de réaliser les objectifs avec une équipe tout engagée à cette même mission.

Cette exigence permettrait de rationaliser et d’évaluer l’utilité des postes et des embauches dans la mairie et par voie de conséquence d’améliorer la qualité du service public tout en réduisant les gaspillages.

5) Mesures diverses :

Zéro construction immobilière sur le territoire... Limitation des indemnités des élus au niveau de rémunération de leur salaire suspendu le temps de leur mandat, ou d'un plafond à définir... Organiser le développement des deux processus suivants.

II - LA BOURSE DES CITOYENS

En lieu et place de l’actuelle Bourse du Travail, il s’agira de rechercher les financements nécessaires à la réfection de cet édifice historique pour en faire :

1) Un lieu d’informations socio-démographiques sur la ville,

en la situant dans les sphères de l’euroméditerranée et du littoral méditerranéen français : démographie, origines, niveaux de qualification, habitats et axes de communication, services publics, typologie des associations, animations cartographiques numériques, banques de données du passé, représentation de la ville imaginée et du suivi de la réalisation du PACCS par tableaux numériques interactifs ...

2) Un lieu de formation par une série de stages :

trois modules par an financés par l’État, la Région et l’Agglomération, complétés par une expérience pratique dans la réalisation des rites festifs du PACCS (voir ci-après)... Le tout ouvrant à l’obtention d’un diplôme de citoyen.

3) Un lieu de conférences dispensées par des porteurs de sens

territoriaux et nationaux dans la perspective d’une université populaire ;
conférences qui rentreraient dans le cursus de formation du citoyen.

4) Un siège et un lieu de travail productif pour le Cercle Citoyen moins les Murs

et son action englobant les stages pratiques des citoyens. L’inscription à la formation de citoyen serait gratuite pour les chômeurs mais non obligatoire. Les salariés pourraient s'y inscrire moyennant une participation financière calculée à partir du quotient familial.

Financements publics et privés devront être réunis pour ce projet évolutif à partir d'un schéma de réfection et d'aménagement de l'actuelle Bourse du Travail.

III - LE PACCS

Le PACCS est le Pacte artistique, culturel et citoyen entre la population et sa ville. Il consiste en un Projet global, transversal (inter-services jeunesse, sports, culture, com, technique...) qui vise à faire de notre ville, une Cité de caractère attractive pour l’extérieur parce que créative de l’intérieur. Il vise un Pétillement de la vie de la Cité, par l’offre diversifiée et convergente de sens, notamment des rites festifs ou événements réalisables avec la population sous la forme de chantiers culturels, ainsi que par l'offre de la création de spectacles vivants à caractère patrimonial.

1) L’édification du Théâtre (National) de la Rade

La ville sans cinéma depuis quarante ans et sans théâtre (de création) depuis quasiment toujours, doit se doter, forte de l'expérience originale et probante menée au Café Théâtre 7èmeVAGUE depuis quinze ans, d’un théâtre de création avec une compagnie permanente d’artistes territoriaux. Un théâtre à caractère patrimonial ayant trait à la Cité, à la Littoralité et à l’Euroméditerranéïté ; un théâtre de représentation des histoires contemporaines, passées ou futures de notre territoire. Un théâtre soucieux de libérer l’énergie d’une population à rassembler. C’est le “Théâtre de Nous”, émanation de la trilogie** réalisée au Café Théâtre 7èmeVAGUE ces dix dernières années. Cette oeuvre théâtrale a été complétée par la pièce pour un seul comédien : “La Croyable Légende de Bert Falcomochère”. Celle-ci intervient comme un manifeste pour ce Théâtre (National) de la Rade en légendifiant le personnage réel le plus influent de notre territoire afin de lui faire accoucher de ce projet de Théâtre Territorial qui a vocation à nourrir le National (enrichissement du répertoire). La municipalité Vuillemot a fait cadeau d'un théâtre national à Toulon dont le directeur a déclaré (émission-radio “Hôtel Coste” -Europe n°1) :

  “A Toulon, les gens sont pas plus cons qu'ailleurs, ils vont voir les mêmes pièces qui passent à Paris !” Au lieu de ce jacobinisme inconscient faisons en sorte que l'on puisse dire un jour : “ à La Rade***, on est encore moins cons qu'ailleurs, on fait des pièces que les gens viennent voir de toute la France !” Il faut pour cela rogner au niveau de TPM sur les financements attribués à Chateauvallon et au Théâtre Liberté.

Cet objectif structurel doit faire l’objet de choix politiques nouveaux et remettre en question le projet de salle polyvalente (qui ne sera pas un théâtre) intégré au Casino prévu sur le site des ex-chantiers ; projet de Casino (à fric) qui relève par ailleurs d'une “profanation symbolique” du lieu, au regard de ce qu'a pu être la condition ouvrière de nos parents et aïeux. Le Théâtre de la Rade doit être situé dans le centre historique de la ville (en lieu et place par exemple de l'actuel batiment de la Police Municipale et des immeubles avoisinants, place Ledru-Rollin).

2) La mise en oeuvre des Chantiers de construction Culturelle

De la notion de construction, le PACCS fait son principe actif, culture locale oblige : “le dernier bateau à construire, c'est la nouvelle ville !” Après les Chantiers Navals, nous devons ouvrir les Chantiers Culturels pour capter et animer une énergie collective motrice dans la population. Le PACCS propose aux chômeurs en priorité mais aussi à tous les habitants de tout âge, de toute origine et de tous niveaux de qualification confondus, la participation à l’organisation de 7 rites ou événements festifs****.

Ces événements artistiques et sportifs à vocation citoyenne doivent susciter un engouement populaire (du plus grand nombre) au sein même de la ville et une attractivité pour les populations des villes voisines et au delà. Ceci pour échapper par exemple à cette usurpation culturelle que constitue l’opération “Venise sur Seyne”; sa ré-édition démontre que les mêmes décideurs qui ont censuré en 2010, la percée populaire du Gobie Bleu*****, affectionnent davantage les luxueux costumes vénitiens qui n’ont aucun rapport avec notre identité territoriale. Cet événement comme d’autres (l'empilement des festivals par exemple) font apparaitre une ville qui cherche à masquer sa pauvreté, son endettement derrière un excès de zèle de communication municipale bourré de programmation et d'activisme festivalier. En n’ayant pas su investir dans la créativité et dans la cohésion de sa population, en ayant donné à voir par exemple jusqu’à soixante spectacles importés par an, sans en avoir permis la création d’un seul, donc zéro spectacle exporté, les pouvoirs successifs ont annihilé la capacité à construire une ville de caractère, sincère, authentique, grandissant ses habitants au rang de citoyens libres plutôt que de les nourrir tels les sujets-consommateurs d’une municipalité partisanne. On touche là à l’erreur politique la plus préjudiciable en matière culturelle durant ces trente dernières années.

Le cursus de formation de citoyen incluant ce travail d’organisation et de réalisation de rites festifs doit être pensé comme un investissement humain productif visant des retombées économiques et à terme des créations d'emplois. L’édition du PACCS vendue sous forme de brochûre constituera un guide d’implication dans l’action artistique, sportive, culturelle et citoyenne pour les “citoyens moins les murs” de demain.

Le budget culturel de la ville devra être réorienté pour engager la base financière de ce projet ambitieux certes mais à la hauteur de la fragmentation culturelle qui s’élargit depuis trente ans sans que personne à ce jour, n’en ait encore esquissé le moindre infléchissement. Le PACCS dans son contenu et sa démarche répond aux exigences du changement d’ère qui sourd aujourd’hui à partir des territoires communaux.

IV - ÉCHÉANCIER du CERCLE CITOYEN moins les MURS

                           ...avant les élections municipales de mars 2014

1ère phase
Rédaction et partage du contenu du Cercle Citoyen moins les Murs
(à partir du texte ci-dessus)

2ème phase
l’Appel aux Citoyens par les réseaux sociaux

“Indignés du pas de nos portes, nous changerons le monde en reprenant la Cité !”

Si vous partagez ce constat sur le manque de progrès depuis trente ans dans la qualité de l’exercice du pouvoir local et sur ses conséquences. Si vous ressentez du sectarisme, si vous avez noté l’absence de réponses aux questions posées par courrier et un manque de débats et de projets concourant à la cohésion culturelle et à l’épanouissement de notre territoire et de sa population...

...Alors venez élargir le Cercle Citoyen moins les Murs ! Inscrivez-vous gratuitement ; “http://cerclecitoyen-murs.fr” ou directement au Café Théâtre, 38 rue Berny****** pour représenter en conscience et de votre voix aux prochaines élections municipales, un vote POUR cette ACTION du CC-M qui change enfin les choses dans la vie politique de notre territoire. Merci de signer dans la fenêtre "Je Vote" ; cette signature vaut attestation d’engagement et parole donnée à tenir ; elle symbolise le premier pas d’accès de chaque signataire dans le cursus de formation à la fonction de citoyen.

Notre projet est à la fois local et universel et notre Chantier Culturel, pour faire reculer le chômage du pas de nos portes, participe d’une volonté et d'une vitalité citoyennes. La ville de la Seyne comme les autres autour de la rade doivent changer leur logiciel de pensée et leurs pratiques. Faire tomber les murs d’un système atrophié à force de se préserver, de se claniser, c'est obliger, si l’on ne peut les remplacer dans l'immédiat, les addicts, les besogneux pathologiques du pouvoir, à innover en acceptant nos mesures et notre PACCS et en permettant au CC-M de se réaliser.

Ne pas subir le système, ni le laisser aller dans les murs ! Les partis extrémistes pourraient en profiter pour apparaître des recours crédibles à son délabrement. Le CC-Murs est du bon côté de la force ; du côté de la création, de la paix, des manches relevées, de la chemise mouillée, des motivés, des constroys, des libérants... Nous avons le droit et le devoir d’améliorer ce système qui nous réserve des perspectives peu réjouïssantes et qui nous abîme la vie.

Changer les hommes et les femmes politiques en les remplaçant par d'autres ne suffit plus localement. Il s'agit de nous changer nous-mêmes et donc d’agir juste sur notre système ! Et pour cela nous devons nous doter d'outils. C'est le sens de cette contribution qui nécessite que nous soyons nombreux à la porter et que nous vous invitons à partager en la signant.

Venez agrandir le Cercle des Citoyens qui font tomber les murs ! Pour construire un Nous meilleur, soit un véritable roman local, un roman qui Nous libère !

Construisons notre histoire !

Objectif symbolique : 1 270 bulletins de vote

En hommage, proportionnellement aux 127 membres du Cercle Littéraire de 1850 puisque nous sommes dix foix plus d’habitants aujourd'hui qu’à l’époque.

Le chemin sera long ; nous ne travaillons pas pour nous-mêmes mais pour un Nous plus grand ; celui de l'humanité des partageurs de feu jusqu'à celle de nos petits enfants libres et solidaires.

3ème phase


La rencontre éventuelle avec les différents candidats aux élections municipales pour recueillir leur position par rapport à notre projet et les garanties éventuelles de
l’insertion de notre projet dans leur programme : signature de conventions incluant moyens financiers et humains et schémas d'organisation... Toute langue de bois ou attitude de mépris déjà rencontrées par le passé seront dénoncées.

4ème phase

Proclamation publique du choix de notre vote ou de notre abstention...
Quelle que soit notre position, elle marquera le premier pas du CC-M dans l'histoire d'une démocratie conviviale et dynamique, concernante et incitative, locale et
universelle à construire ensemble, donc à venir !

 

EN HOMMAGE À ALBERT CAMUS, À L'OCCASION DU CENTENAIRE DE SA NAISSANCE, POUR SON IDÉE DE "PENSÉE DE MIDI" COMME CONJONCTION ENTRE RAISONNEMENT ET IMAGINATION CRÉATRICE


* Miguel Torga : poète portuguais auteur notamment d'une conférence ayant pour titre éponyme ce mot-slogan.

** “Cons d’Ouvriers”, “Maurice Dupain maire de Pistil Baie”, “Bar de la Corderie” : ces trois comédies font l’objet d’une édition (à venir) en vente au prix de 15 €.

*** La Rade : c'est l'entité urbaine qui regroupe La Seyne sur Mer, Saint Mandrier et Toulon dans la perspective d'une capitale artistique, culturelle et citoyenne.

**** Les 7 rites festifs : 1- La Coupe de la Ville de Fut'Ville / 2- Le Grand Spectacle Vivant des Quartiers Nord / 3- Le Passage de la Porte des Chantiers / 4- La Fête du Gobie Bleu / 5- La Marche à N.D du Mai / 6- Le Tournoi de Yoles des Sablettes /
7- Les Olympiades de Pistil Baie.

***** Le Gobie Bleu est l’animal totémique, l’emblème de notre culture littorale méditerranéenne... vecteur d’une identité territoriale ludique, autant que poétique, humaniste et marchande...

****** J.L Berny était le maire de La Seyne sous le coup d'État de Napoléon III en 1851. La mairie était alors située dans la rue qui porte son nom, quasi en face du Café Théâtre 7èmeVAGUE...